La crise. Si le commun des mortels constate que son salaire stagne d’année en année, les plus fortunés ont aussi pu s’apercevoir que certains placements se révélaient en réalité de véritables catastrophes : aujourd’hui, peu nombreux sont les produits financiers qui garantissent un retour sur investissement alléchant.
Les voitures de collection, du moins les plus prestigieuses, en font partie : « Le marché se porte extrêmement bien » sourit Mathieu Lamoure, directeur d’Artcurial Motors, la division automobile d’Artcurial ; «l’investissement dans un véhicule n’a jamais été aussi rentable, confirme Jean-Pierre Osénat, commissaire-priseur P-DG de la société éponyme, si vous achetez une voiture 1 million d’euros et que vous la laissez dans votre garage, elle vous coûtera environ 200 € par an. Mais pour un appartement du même prix, il faudra payer la taxe foncière la taxe d’habitation, etc. : c’est un placement extraordinaire que le véhicule de collection ! »
Le produit des dernières ventes réalisées laisse peu de place au doute : 3 millions d’euros pour la dernière vente Artcurial à Monaco (59 véhicules vendus),mais 36 millions de livres (41 millions d’euros) pour celle organisée par Bonhams au festival de Goodwood le 12 juillet dernier. La maison d’enchères anglaise se satisfait d’ailleurs d’avoir pulvérisé le record de prix atteint par une voiture vendue aux enchères : 19,6 millions de livres pour l’une des Formule 1 pilotée par feu Juan Manuel Fangio…
Voitures à histoire
Bien évidemment, les voitures qui « valent le coup » d’un strict point de vue financier ne sont pas les plus populaires : Ferrari, Aston Martin, Porsche ou Bentley, des engins déjà inaccessibles à l’état neuf. La tendance actuelle veut aussi que les prix s’envolent pour des véhicules de compétition au palmarès prestigieux. À l’heure où ces lignes ont été écrites, par exemple, l’une des Citroën Xsara WRC avec laquelle Sébastien Loeb a
remporté plusieurs rallyes était en vente. Après avoir détaillé le palmarès de l’auto affichée à 300000 €, le vendeur ne s’était pas trompé d’argumentaire : « Pour un placement d’argent nettement plus rentable qu’à la banque… »
Selon Jean-Pierre Osénat, dont la maison s’avère plutôt experte en véhicules d’avant-guerre, « les voitures les plus recherchées sont celles où il y a une histoire derrière: Bugatti, Voisin, Grégoire… » Mathieu Lamoure d’Artcurial livre quant à lui quelques exemples : « Une Mercedes 300 SL papillon se renchérit de 50000 à 100 000 € chaque année. L’an dernier, j’ai vendu une Aston Martin DB5, celle de James Bond, 500000 €. Aujourd’hui, je la vendrais de 650 000 à 700000 €. »
Mais de l’avis des deux spécialistes, les voitures les plus prisées demeurent celles en état d’origine (non restaurées), avec un historique connu et peu de kilomètres au compteur. Le collectionneur fortuné recherche un objet authentique, mais pas forcément un véhicule capable de l’amener au travail chaque jour...

Les collectionneurs demeurent à ce jour concentrés dans la vieille Europe ainsi qu’aux États-Unis. Quelques riches ressortissants du Moyen-Orient sont aussi de la partie. Demain toutefois, la Chine, la Russie ou encore l’Inde devraient s’éveiller, ce qui aura pour effet, comme pour le pétrole, de faire grimper les prix…
Les voitures de collection, du moins les plus prestigieuses, en font partie : « Le marché se porte extrêmement bien » sourit Mathieu Lamoure, directeur d’Artcurial Motors, la division automobile d’Artcurial ; «l’investissement dans un véhicule n’a jamais été aussi rentable, confirme Jean-Pierre Osénat, commissaire-priseur P-DG de la société éponyme, si vous achetez une voiture 1 million d’euros et que vous la laissez dans votre garage, elle vous coûtera environ 200 € par an. Mais pour un appartement du même prix, il faudra payer la taxe foncière la taxe d’habitation, etc. : c’est un placement extraordinaire que le véhicule de collection ! »
Le produit des dernières ventes réalisées laisse peu de place au doute : 3 millions d’euros pour la dernière vente Artcurial à Monaco (59 véhicules vendus),mais 36 millions de livres (41 millions d’euros) pour celle organisée par Bonhams au festival de Goodwood le 12 juillet dernier. La maison d’enchères anglaise se satisfait d’ailleurs d’avoir pulvérisé le record de prix atteint par une voiture vendue aux enchères : 19,6 millions de livres pour l’une des Formule 1 pilotée par feu Juan Manuel Fangio…
Voitures à histoire
Bien évidemment, les voitures qui « valent le coup » d’un strict point de vue financier ne sont pas les plus populaires : Ferrari, Aston Martin, Porsche ou Bentley, des engins déjà inaccessibles à l’état neuf. La tendance actuelle veut aussi que les prix s’envolent pour des véhicules de compétition au palmarès prestigieux. À l’heure où ces lignes ont été écrites, par exemple, l’une des Citroën Xsara WRC avec laquelle Sébastien Loeb a
Selon Jean-Pierre Osénat, dont la maison s’avère plutôt experte en véhicules d’avant-guerre, « les voitures les plus recherchées sont celles où il y a une histoire derrière: Bugatti, Voisin, Grégoire… » Mathieu Lamoure d’Artcurial livre quant à lui quelques exemples : « Une Mercedes 300 SL papillon se renchérit de 50000 à 100 000 € chaque année. L’an dernier, j’ai vendu une Aston Martin DB5, celle de James Bond, 500000 €. Aujourd’hui, je la vendrais de 650 000 à 700000 €. »
Mais de l’avis des deux spécialistes, les voitures les plus prisées demeurent celles en état d’origine (non restaurées), avec un historique connu et peu de kilomètres au compteur. Le collectionneur fortuné recherche un objet authentique, mais pas forcément un véhicule capable de l’amener au travail chaque jour...
Les collectionneurs demeurent à ce jour concentrés dans la vieille Europe ainsi qu’aux États-Unis. Quelques riches ressortissants du Moyen-Orient sont aussi de la partie. Demain toutefois, la Chine, la Russie ou encore l’Inde devraient s’éveiller, ce qui aura pour effet, comme pour le pétrole, de faire grimper les prix…
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